Fort de Ste Agnès
Visite du Fort de Sainte Agnès – 24 Septembre 2026 – Classe Défense Lycée Pierre et Marie Curie de Menton.

Le Jeudi 24 Septembre, les élèves de la classe défense ont pu visiter le fort de Saint Agnès, avec le guide Bruno Bianchetti, réserviste de l’armée.
Un peu d’histoire…
Lorsque Mussolini arrive au pouvoir en 1922, on réalise que ce système défensif est médiocre. C’est à moment-là que les autorités militaires françaises décidèrent de le moderniser. L’emplacement de Sainte-Agnès est hautement stratégique à plus d’un titre : il est à la fois élevé (près de 800 mètres), proche de la mer et de l’Italie à 3 kms à vol d’oiseau.

Tout le long de la frontière, plusieurs forts formaient la célèbre ligne Maginot, du nom du Ministre de la Guerre qui fit voter les premiers crédits de construction. Dernier rempart de la ligne Maginot, le fort de Sainte-Agnès en constituait l’ultime bastion sud : il permettait de cadenasser le passage du littoral.

Le Fort est une ville souterraine creusée sous le village dans les profondeurs de la roche. L’édifice équivaut à un immeuble de quatre étages encastré dans la colline. Il s’enfouit sous plus de 55 mètres de roches dans une configuration de sous-marin. D’ailleurs, on utilisait la terminologie de la Marine au Fort de Sainte-Agnès : on parlait d’équipage et non de garnison, de coursive plutôt que de couloir.

Des innovations
On compte 2000 m2 de galeries et de salles souterraines avec des équipements ultra-modernes pour l’époque. Si le village de Sainte-Agnès n’a eu l’eau courante et le tout à l’égout qu’en 1960, le fort bénéficiait de ces commodités dès 1938. De plus, une centrale électrique alimentait l’ouvrage en électricité, il y avait le chauffage central, le téléphone, de l’air régulé et une salle de neutralisation contre les gaz de combat. Ce casernement était très agréable pour les soldats qui étaient loin de connaître le même confort dans leurs foyers. Le Fort pouvait héberger 350 hommes de troupe qui pouvaient y vivre en complète autarcie pendant 3 mois.


La bataille de Menton
Les combats commencèrent le 10 juin 1940 et prirent fin le 25 juin 1940 lorsque les Italiens renoncèrent. Il s’agit d’une des rares victoires françaises – méconnue – de la guerre de 40. Lors de ces deux semaines de combats ont été tirés 1 201 obus de 75, 234 obus de 135 et 80 de mortiers de 81 mm.


In memoriam Charles Fighiera
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